Politiques AML

1. DÉCLARATION DE POLITIQUE

Orange Entertainment B.V. (ci-après dĂ©nommĂ©e « la SociĂ©tĂ© ») s'engage Ă  empĂªcher que ses activitĂ©s ne soient utilisĂ©es Ă  des fins de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme ou de prolifĂ©ration d'armes de destruction massive. La prĂ©sente politique anti-blanchiment Ă©tablit les principes, les exigences et les procĂ©dures que la SociĂ©tĂ© applique pour dĂ©tecter, prĂ©venir et signaler de telles activitĂ©s. Cette politique s'applique Ă  tous les employĂ©s, sous-traitants et entitĂ©s associĂ©es impliquĂ©s dans la fourniture de services de jeux d'argent sous la licence de la SociĂ©tĂ©.

2. OBJET

Cette politique est adoptée afin de garantir le respect des exigences fixées par la Commission de contrôle des jeux de Curaçao, notamment l'ordonnance nationale sur l'identification lors de la prestation de services, l'ordonnance nationale sur la déclaration des transactions inhabituelles et les normes internationales applicables (par exemple, les recommandations du GAFI). L'objectif est d'établir un cadre LBC/FT basé sur les risques qui comprend des contrôles internes, des évaluations des risques, des procédures de diligence raisonnable et des mécanismes de signalement afin d'atténuer l'exposition à la criminalité financière.

3. PUBLIC

Cette politique est obligatoire pour :

  • Tous les employĂ©s de la sociĂ©tĂ©, y compris le personnel permanent et temporaire ;
  • Les membres de la direction et du conseil d'administration ;
  • Le responsable de la conformitĂ© dĂ©signĂ© et tout le personnel impliquĂ© dans les fonctions de LBC/FT ;
  • Les sous-traitants, agents ou tiers agissant pour le compte de la sociĂ©tĂ© qui sont impliquĂ©s dans l'intĂ©gration des joueurs, le traitement des paiements ou d'autres activitĂ©s soumises Ă  des obligations en matière de lutte contre le blanchiment d'argent.

4. DÉFINITIONS

Les termes suivants sont utilisés tout au long de la présente politique et ont la signification indiquée ci-dessous :

  • Blanchiment de capitaux (BC) : Processus consistant Ă  dissimuler l'origine illicite de fonds, gĂ©nĂ©ralement en les introduisant dans le système financier de manière Ă  leur donner une apparence lĂ©gitime. Il comprend trois Ă©tapes : le placement, la stratification et l'intĂ©gration.
  • Financement du terrorisme (FT) : Fourniture ou collecte de fonds, directement ou indirectement, dans l'intention de les utiliser pour soutenir des actes terroristes, des organisations terroristes ou des terroristes individuels, que ces fonds soient d'origine lĂ©gitime ou illĂ©gitime.
  • Financement de la prolifĂ©ration (FP) : Le fait de fournir des fonds ou des services financiers utilisĂ©s pour le dĂ©veloppement, l'acquisition ou le transfert d'armes nuclĂ©aires, chimiques ou biologiques et de leurs vecteurs, en violation des obligations internationales.
  • Diligence Raisonnable Client (DRC) : Le processus consistant Ă  identifier et Ă  vĂ©rifier l'identitĂ© des clients, Ă  comprendre l'objet et la nature de la relation commerciale et Ă  effectuer un suivi continu afin de s'assurer de la cohĂ©rence avec le profil du client et son niveau de risque.
  • Diligence Raisonnable RenforcĂ©e (DDR) : mesures de vĂ©rification et de contrĂ´le supplĂ©mentaires appliquĂ©es dans les situations prĂ©sentant un risque plus Ă©levĂ© de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme, par exemple lors de transactions avec des PPE ou des clients provenant de juridictions Ă  haut risque.
  • Personne politiquement exposĂ©e (PPE) : personne qui occupe ou a occupĂ© une fonction publique importante, y compris les membres de sa famille immĂ©diate et ses proches collaborateurs, et qui peut prĂ©senter un risque plus Ă©levĂ© d'implication dans des actes de corruption.
  • ContrĂ´le des sanctions : processus consistant Ă  vĂ©rifier les clients et les transactions par rapport aux listes de sanctions internationales et nationales (par exemple, les listes de l'ONU, de l'UE, de Curaçao) afin de s'assurer que la sociĂ©tĂ© n'entretient pas de relations interdites.
  • BĂ©nĂ©ficiaire effectif : personne physique qui dĂ©tient ou contrĂ´le en dernier ressort un client ou la personne pour le compte de laquelle une transaction est effectuĂ©e. Dans le cas des personnes morales, il s'agit gĂ©nĂ©ralement des personnes qui dĂ©tiennent ou contrĂ´lent 25 % ou plus du capital.
  • Rapport de transaction inhabituelle (RTI) : rapport soumis Ă  la cellule de renseignement financier (CRF) de Curaçao dans les cas oĂ¹ une transaction est jugĂ©e suspecte ou inhabituelle sur la base d'indicateurs objectifs ou subjectifs.
  • Approche fondĂ©e sur les risques (AFR) : approche stratĂ©gique dans laquelle les ressources, les contrĂ´les et les procĂ©dures sont adaptĂ©s au niveau de risque prĂ©sentĂ© par un client, un produit, un service ou une transaction.

5. MISE EN Å’UVRE DE LA POLITIQUE

5.1 Évaluation des risques commerciaux (EvRC)

La société procède à une évaluation documentée des risques commerciaux afin d'identifier, d'évaluer et d'atténuer les risques de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme et de financement de la prolifération auxquels elle est exposée dans le cadre de ses activités. Cette évaluation constitue le fondement de l'approche fondée sur les risques adoptée par la société et sert de base à l'élaboration des politiques, procédures et contrôles internes.

L'EvRC examine les moyens spĂ©cifiques par lesquels les produits, les services et les canaux de distribution de la sociĂ©tĂ© peuvent Ăªtre exploitĂ©s Ă  des fins illicites, et Ă©value l'ampleur et la probabilitĂ© d'une telle utilisation abusive. Elle tient Ă©galement compte des principaux facteurs de risque suivants :

  • Risque liĂ© Ă  la clientèle — y compris les types de clients et leur potentiel d'activitĂ© de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme.
  • Risque liĂ© aux produits et services — tels que les produits offrant un anonymat ou une liquiditĂ© plus Ă©levĂ©e.
  • Risque liĂ© aux canaux de distribution — y compris les interactions Ă  distance et les intermĂ©diaires tiers.
  • Risque gĂ©ographique — basĂ© sur les juridictions impliquĂ©es dans les relations avec les clients ou les transactions, en particulier les pays Ă  haut risque ou soumis Ă  des sanctions.
  • RĂ©sultats de l'Ă©valuation nationale des risques (ENR) — toutes les recommandations et conclusions pertinentes de l’ENR sont intĂ©grĂ©es dans l'EvRC.

La société définit son appétit pour le risque et met en place des stratégies d'atténuation appropriées, y compris des contrôles renforcés pour les domaines à haut risque. L'évaluation des risques commerciaux est revue et mise à jour au moins une fois par an ou lors de tout changement important de l'environnement commercial, tel que :

  • L'introduction de nouveaux produits ou modes de paiement ;
  • L'expansion vers de nouveaux marchĂ©s ou juridictions ;
  • La mise en Å“uvre de nouvelles technologies ou de nouveaux modèles commerciaux ;
  • Les modifications de la lĂ©gislation ou des exigences rĂ©glementaires applicables.

L'évaluation des risques commerciaux est un processus documenté, approuvé par le conseil d'administration, géré par le service de conformité et mis à la disposition de la Commission de contrôle des jeux de Curaçao sur demande.

Chaque EvRC comprend :

  • La mĂ©thodologie utilisĂ©e pour Ă©valuer les risques ;
  • Les justifications des classifications des risques (faible, moyen ou Ă©levĂ©) ;
  • Les rĂ©sultats finaux et les conclusions de l'Ă©valuation des risques ;
  • Les rĂ©fĂ©rences Ă  toutes les sources de donnĂ©es internes et externes utilisĂ©es.

5.2 Évaluation du Risque Client

La société procède à une Évaluation des Risques Clients pour chaque joueur lors du processus d'inscription ou avant d'effectuer une transaction occasionnelle. L'objectif de cette évaluation est d'identifier les risques spécifiques de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme ou de financement de la prolifération associés à chaque client et d'attribuer une note de risque appropriée (faible, moyen ou élevé) qui détermine le niveau de diligence raisonnable à appliquer.

L'évaluation des risques clients est basée sur les facteurs de risque clés suivants :

Risque client

Cela comprend l'analyse de la source de revenus du joueur, de son comportement financier et de tout signal d'alerte tel que :

  • Utilisation de plusieurs sources de revenus ;
  • Flux de revenus irrĂ©guliers ou invĂ©rifiables ;
  • Comportement de dĂ©penses Ă©levĂ© ou disproportionnĂ© ;
  • Recours Ă  des tiers ou Ă  des agents pour effectuer des transactions ;
  • Statut de PPE ;
  • Utilisation de plusieurs comptes pour masquer les schĂ©mas de transaction ;
  • Rachat de montants importants sans jeu.

Risque géographique

Basé sur le pays de résidence, la nationalité et l'origine des fonds.

Les pays Ă  haut risque comprennent :

  • Les juridictions prĂ©sentant des lacunes stratĂ©giques en matière de LBC/FT (telles qu'identifiĂ©es par le GAFI, le GAFIC, l'OFAC, etc.) ;
  • Les pays soumis Ă  des sanctions internationales ;
  • Les pays prĂ©sentant des niveaux Ă©levĂ©s de corruption ou d'activitĂ© terroriste ;
  • Les pays figurant dans l'indice de perception de la corruption ou les rapports InCSR.

Risque lié aux Produits, Services et Transactions

Évalue la vulnérabilité de certains produits ou services de jeu et canaux de paiement à une utilisation abusive, par exemple :

  • Acceptation de mĂ©thodes de paiement Ă  haut risque (cartes prĂ©payĂ©es, cryptomonnaies, portefeuilles Ă©lectroniques) ;
  • Jeux P2P ;
  • Utilisation de comptes de casino pour effectuer des dĂ©pĂ´ts/retraits sans jouer rĂ©ellement ;
  • Transferts entre comptes de jeu ;
  • Accès Ă  plusieurs sites de casino utilisant le mĂªme backend.

Risque lié aux Canaux de distribution

Évalue la manière dont le client interagit avec le casino.

Un risque plus élevé est attribué à :

  • L'intĂ©gration Ă  distance (sauf si elle est attĂ©nuĂ©e par une technologie sĂ©curisĂ©e) ;
  • Les intermĂ©diaires tiers sans surveillance LBC ;
  • Les canaux anonymes ou les opĂ©rations Ă  distance.

Le profil de risque de chaque client est mis à jour de manière dynamique et réévalué en cas de changements importants (par exemple, des schémas de transaction inhabituels, un changement de statut PEP/sanctions ou une mise à jour de la source des fonds).

Le résultat de l'évaluation du risque client détermine directement les mesures DRC applicables dans le cadre de la politique d'acceptation des clients. L'évaluation du risque client, sa méthodologie sous-jacente et les profils de risque des clients sont documentés et conservés par le service de conformité et font l'objet d'audits réguliers et d'examens réglementaires.

5.3 Politique d'acceptation des clients (PAC)

La politique d'acceptation des clients définit les règles, les seuils et les procédures de la société pour accepter et maintenir des relations commerciales avec les joueurs. Elle garantit que les clients ne sont acceptés que lorsque le risque de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme et de financement de la prolifération est clairement compris, correctement évalué et atténué par des mesures efficaces de DRC.

Le PAC est mis en Å“uvre conjointement avec l'Ă©valuation des risques clients et comprend les Ă©lĂ©ments fondamentaux suivants :

a) Critères d'acceptation basés sur les risques

La société n'établit des relations commerciales qu'avec des clients dont le profil de risque correspond à l'appétit pour le risque défini par la société.

La PAC décrit :

Les types d'acteurs susceptibles de présenter un risque BC/FF/FP supérieur à la moyenne (par exemple, les PPE, les juridictions à haut risque, les dépensiers disproportionnés) ;

  • Les indicateurs utilisĂ©s pour classer les clients comme prĂ©sentant un risque faible, moyen ou Ă©levĂ© ;
  • Les obligations en matière de DRC par niveau de risque, y compris la frĂ©quence de la surveillance continue ;
  • Les dĂ©clencheurs spĂ©cifiques nĂ©cessitant une vigilance renforcĂ©e.

b) Sanctions et filtrage des PPE

Tous les clients sont filtrés par rapport aux listes de sanctions consolidées de l'ONU et de l'UE, aux sanctions locales publiées par les autorités de Curaçao, ainsi qu'aux bases de données sur les PPE et à des sources fiables telles que Transparency International.

Si un client est identifiĂ© comme une PPE ou fait l'objet de sanctions, la relation ne peut Ăªtre poursuivie qu'après :

  • L'approbation de la direction gĂ©nĂ©rale ;
  • Une vĂ©rification indĂ©pendante de l'origine des fonds et de la source de richesse ;
  • L'application d'une surveillance renforcĂ©e tout au long de la relation.

c) Motifs de refus ou de résiliation de la relation

La PAC prĂ©voit des conditions spĂ©cifiques dans lesquelles un client doit Ăªtre refusĂ© ou exclu :

1. Incapacité ou refus de remplir la DRC dans les délais requis ;

2. Soumission de documents frauduleux ou non vérifiables ;

3. Liens confirmés ou présumés avec des entités sanctionnées ou le financement du terrorisme ;

4. Tout soupçon d'activité criminelle, de blanchiment d'argent ou d'utilisation d'un mandataire tiers.

d) Documentation et gouvernance

La politique d'acceptation des clients est examinée et approuvée par le conseil d'administration, appliquée sous la supervision directe du responsable de la conformité, et toutes les décisions de refus ou de résiliation d'une relation client dans le cadre de la PAC sont documentées avec une justification claire et des données à l'appui ; la PAC est révisée chaque année ou dès l'apparition de nouveaux indicateurs de risque, produits, juridictions ou changements réglementaires.

5.4 Diligence Raisonnable Client (DRC)

La sociĂ©tĂ© met en Å“uvre un processus solide de diligence raisonnable Ă  l'Ă©gard de la clientèle, basĂ© sur les risques, conçu pour identifier et vĂ©rifier l'identitĂ© de chaque client, comprendre la nature et l'objet de la relation, et surveiller le compte et les transactions afin de dĂ©tecter et de prĂ©venir le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme ou les activitĂ©s de financement de la prolifĂ©ration.

Déclencheurs de la DRC

Les mesures de DRC sont appliquées dans les situations suivantes :

  • Lorsqu'un joueur effectue des transactions financières Ă©gales ou supĂ©rieures Ă  4 000 NAf.
  • Lorsqu'une transaction occasionnelle dĂ©passe le seuil de 4 000 NAf (individuellement ou dans le cadre d'une sĂ©rie de transactions liĂ©es) ;
  • En cas de suspicion de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme ;
  • En cas de doutes quant Ă  l'exactitude ou Ă  l'adĂ©quation des informations prĂ©cĂ©demment obtenues sur le client.

Mesures de DRC

Le processus de DRC de la société comprend les éléments clés suivants :

1. Identification et Vérification du Client

  • Collecte obligatoire du nom complet, de l'adresse de rĂ©sidence permanente, de la date et du lieu de naissance, de la nationalitĂ© et du numĂ©ro d'identitĂ© du client.
  • VĂ©rification Ă  l'aide de documents officiels valides et en cours de validitĂ© contenant une preuve photographique (par exemple, passeport, carte d'identitĂ© nationale).
  • VĂ©rification de l'adresse de rĂ©sidence, si nĂ©cessaire, Ă  l'aide de documents secondaires tels que des factures de services publics ou des relevĂ©s bancaires (datant de moins de six mois).
  • Si nĂ©cessaire, des mĂ©thodes de vĂ©rification supplĂ©mentaires sont utilisĂ©es : validation biomĂ©trique, vĂ©rification vidĂ©o, recoupements avec des donnĂ©es de gĂ©olocalisation/IP et empreintes digitales des appareils.

2. Évaluation des Risques Client

Une évaluation des risques client est effectuée lors de l'intégration afin d'attribuer une note de risque préliminaire basée sur les caractéristiques du client, son comportement transactionnel, des indicateurs géographiques et le risque lié au produit ou au canal ; ce profil de risque détermine le niveau approprié de diligence raisonnable à l'égard du client et informe de la fréquence et de l'intensité de la surveillance continue.

3. Compréhension de l'objectif et de la nature prévue de la relation

Bien que l'objectif de l'ouverture d'un compte de jeu puisse sembler Ă©vident, la sociĂ©tĂ© recueille suffisamment d'informations pour comprendre l'activitĂ© et le modèle de financement attendus ; dans les cas Ă  faible risque, une dĂ©claration de la source de richesse peut suffire, tandis que les scĂ©narios Ă  haut risque nĂ©cessitent des preuves documentaires Ă  l'appui, et une modĂ©lisation statistique ou comportementale peut Ăªtre appliquĂ©e pour Ă©tablir un profil continu sur des segments de clientèle plus larges, le cas Ă©chĂ©ant.

4. Sanctions et contrĂ´le des PPE

Tous les clients sont contrôlés avant leur inscription et de manière continue par rapport aux éléments suivants :

  • Listes consolidĂ©es des sanctions de l'ONU et de l'UE ;
  • Toutes les listes nationales publiĂ©es par les autoritĂ©s de Curaçao ;
  • Bases de donnĂ©es fiables (par exemple, KnowYourCountry, Transparency International) ;

Les clients identifiés comme des PPE, qu'ils soient étrangers ou nationaux, nécessitent l'approbation de la direction pour établir ou maintenir la relation, la vérification de leur source de richesse et de leurs sources de financement, ainsi que l'application d'une diligence raisonnable renforcée et d'une surveillance continue.

Gel des fonds et signalement

Lorsqu'un client atteint le seuil de 4 000 NAf. mais ne fournit pas les documents requis dans les 30 jours :

1. Le compte du client est suspendu ;

2. Aucun autre dĂ©pĂ´t ou retrait ne peut Ăªtre effectuĂ© ;

3. Les fonds sont retournés au compte d'origine, sauf en cas de suspicion de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme ;

4. En cas de suspicion de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme, la transaction est signalée à la FIU Curaçao et, si nécessaire, transmise au bureau du procureur général.

Si le processus de DRC est susceptible d'alerter le client d'un rapport de transaction inhabituelle (RTI) en cours, la société peut suspendre le processus et déposer le rapport auprès de la FIU sans autre interaction avec le client.

5.5 Diligence Raisonnable Renforcée (DDR)

La sociĂ©tĂ© applique des mesures de vĂ©rification renforcĂ©e dans les situations oĂ¹ le risque de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme ou de financement de la prolifĂ©ration est jugĂ© plus Ă©levĂ©. La DDR implique des procĂ©dures de contrĂ´le et de vĂ©rification plus intensives et constitue un Ă©lĂ©ment central de l'approche fondĂ©e sur les risques adoptĂ©e par la sociĂ©tĂ© en matière de vĂ©rification des clients.

La DDR est appliquée dans les situations suivantes, entre autres :

  • Le client est une personne politiquement exposĂ©e (PPE) ou un proche/membre de la famille d'une PPE ;
  • Le client rĂ©side dans des zones gĂ©ographiques Ă  haut risque ou est associĂ© Ă  celles-ci ;
  • Le client utilise des produits ou des mĂ©thodes de paiement qui favorisent l'anonymat ;
  • La relation implique de nouveaux canaux de distribution, de nouveaux modèles commerciaux ou l'utilisation de technologies nouvelles ou en dĂ©veloppement.

Mesures DDR

Lorsque La DDR est requise, la société applique une ou plusieurs des mesures de contrôle renforcées suivantes, en fonction du niveau et de la nature du risque identifié :

  • Obtenir des informations supplĂ©mentaires sur le client (par exemple, profession, adresse prĂ©cĂ©dente, couverture mĂ©diatique nĂ©gative, sources publiques) ;
  • Obtenir des informations supplĂ©mentaires sur la nature et l'objectif prĂ©vus de la relation commerciale ;
  • Obtenir des preuves documentĂ©es de la source des fonds et de la source de richesse (par exemple, revenus d'emploi, hĂ©ritage, vente de biens immobiliers, gains de jeux) ;
  • Obtenir une justification des transactions prĂ©vues ou rĂ©elles, en particulier lorsque des Ă©carts par rapport au comportement attendu sont observĂ©s ;
  • Exiger l'approbation de la direction pour initier ou poursuivre la relation ;
  • Effectuer une surveillance renforcĂ©e de l'activitĂ© du compte et de l'historique des transactions du client ;
  • Exiger que le premier dĂ©pĂ´t soit effectuĂ© Ă  partir d'un compte au nom du client dĂ©tenu auprès d'un Ă©tablissement financier qui applique des normes Ă©quivalentes en matière de vigilance Ă  l'Ă©gard de la clientèle.

Les mesures de vigilance renforcée sont proportionnées au risque et consignées dans le dossier du client. Le responsable de la conformité est chargé de déterminer quand une vigilance renforcée est nécessaire et de veiller à ce que les procédures renforcées soient correctement appliquées et enregistrées.

Obligations DDR continues

Dans les cas prĂ©sentant un risque plus Ă©levĂ© de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme, la sociĂ©tĂ© peut exiger que les documents relatifs Ă  la source des fonds soient revalidĂ©s pĂ©riodiquement, mĂªme si le profil transactionnel du client n'a pas changĂ©.

La DDR n'est pas une procédure ponctuelle. Lorsque le risque élevé persiste, la société continue d'appliquer une surveillance et des contrôles renforcés pendant toute la durée de la relation.

6. SURVEILLANCE CONTINUE

La société effectue une surveillance continue de l'identité des clients et de leur comportement transactionnel pendant toute la durée de la relation commerciale. Ce processus garantit que la relation reste conforme au profil connu du client et permet de détecter en temps utile les activités potentiellement suspectes qui pourraient indiquer des risques de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme ou de financement de la prolifération.

La surveillance continue est effectuée en fonction du risque et comprend deux éléments clés :

1. Surveillance continue de l'identité

La société tient à jour des dossiers d'identification précis et actualisés pour tous ses clients actifs. Consciente que certaines informations personnelles peuvent changer au fil du temps (par exemple, l'adresse, le mode de paiement, la date d'expiration des documents d'identité), la société :

  • examine et actualise pĂ©riodiquement les donnĂ©es des clients ;
  • vĂ©rifie les documents d'identitĂ© mis Ă  jour lorsque les changements sont importants ;
  • suit les dates d'expiration des pièces d'identitĂ© et demande une nouvelle vĂ©rification ;
  • Réévalue le profil de risque du client lorsque les changements d'identitĂ© sont importants.

Ces mesures garantissent que tout écart ou toute divergence dans l'identité du client est rapidement identifié, redocumenté et évalué en termes d'implications en matière de risque.

2. Surveillance continue des transactions

La surveillance des transactions est effectuĂ©e en continu afin de dĂ©tecter tout comportement incompatible avec l'activitĂ© attendue ou prĂ©cĂ©demment observĂ©e du client. Si les transactions du client s'Ă©cartent de son profil de risque, la sociĂ©tĂ© enquĂªte sur l'anomalie en :

  • Examinant la source des fonds du client et l'objet de la transaction ;
  • Comparant le comportement Ă  l'activitĂ© habituelle du compte et aux profils Ă©tablis des clients ;
  • Demandant des pièces justificatives pour les transactions inhabituelles ou inexpliquĂ©es.

Les écarts peuvent inclure des transactions importantes incompatibles avec les revenus déclarés, l'utilisation de nouveaux instruments de paiement sans explication ou un changement soudain dans le comportement de pari.

Dans de tels cas, la société peut :

  • RĂ©viser la notation de risque du client ;
  • Appliquer des mesures de vigilance renforcĂ©es ;
  • DĂ©terminer si la transaction est inhabituelle et dĂ©poser un rapport auprès de la cellule de renseignement financier (CRF) de Curaçao.

Fréquence de surveillance et sensibilité au risque

L'intensitĂ© et la frĂ©quence de la surveillance continue sont dĂ©terminĂ©es en fonction de la catĂ©gorie de risque du client (faible, moyenne ou Ă©levĂ©e). Toutefois, mĂªme dans les scĂ©narios Ă  faible risque, la sociĂ©tĂ© veille Ă  maintenir un niveau de surveillance de base afin de s'assurer que la relation commerciale reste dans les limites des seuils de risque acceptables.

7. RECOURS À DES TIERS POUR EFFECTUER LA DILIGENCE RAISONNABLE CLIENT (DRC)

La sociĂ©tĂ© fait appel Ă  des tiers sĂ©lectionnĂ©s pour effectuer certains Ă©lĂ©ments spĂ©cifiques du processus de diligence raisonnable Ă  l'Ă©gard de la clientèle, notamment l'identification des clients, la vĂ©rification de leur identitĂ© et la comprĂ©hension de l'objet et de la nature prĂ©vue de la relation commerciale. Cette dĂ©pendance est mise en Å“uvre en totale conformitĂ© avec la rĂ©glementation LBC/FT de Curaçao et est soumise Ă  un contrĂ´le et Ă  une surveillance internes stricts.

Les tiers impliqués entretiennent une relation commerciale existante et indépendante avec le client et sont soumis à des obligations équivalentes en matière de LBC/FT et de conservation des documents. La société conserve l'entière responsabilité de l'efficacité et de la conformité réglementaire de l'ensemble du cadre DRC.

Afin de garantir la conformité, les conditions suivantes sont systématiquement remplies :

  • I am attaching the assets for the game.

La société reçoit les données DRC requises et les pièces justificatives de la part du tiers dès qu'elle s'appuie sur lui. Cela comprend les informations d'identité vérifiées et l'objet de la relation, ce qui garantit l'absence de retard opérationnel ou de lacunes dans les données.

  • Accords Ă©crits et disponibilitĂ© des documents

La société conclut des accords formels avec chaque partie sur laquelle elle s'appuie, garantissant l'accès à la documentation DRC sous-jacente sur demande. Ces accords sont régulièrement testés afin de confirmer que la fourniture, la qualité et le calendrier des données répondent aux normes convenues.

  • Surveillance rĂ©glementaire du tiers

La société ne fait appel qu'à des tiers soumis à une supervision ou à un contrôle conformément aux normes internationales en matière de LCB/FT. Chaque tiers a démontré qu'il disposait de politiques, de contrôles internes et de cadres de conformité indépendants suffisants, conformes aux exigences de Curaçao.

  • Évaluation du risque pays

La société tient compte de la juridiction dans laquelle le tiers opère, en utilisant des sources d'information publiques sur le risque pays afin de vérifier que l'environnement réglementaire favorise une performance fiable en matière de DRC.

La sociĂ©tĂ© ne dĂ©lègue pas la responsabilitĂ© d'effectuer des Ă©valuations des risques spĂ©cifiques aux clients, de dĂ©terminer l'exposition aux PPE ou aux sanctions, ni d'effectuer une surveillance continue. Ces tĂ¢ches restent entièrement sous le contrĂ´le de la sociĂ©tĂ©.

8. DÉCLARATION DES TRANSACTIONS INHABITUELLES

La société maintient une procédure structurée et basée sur les risques pour reconnaître, documenter et signaler les transactions inhabituelles, en totale conformité avec l'ordonnance nationale sur la déclaration des transactions inhabituelles et les recommandations applicables du GAFI. Cette procédure garantit une détection interne rapide, une documentation appropriée et un signalement externe à la cellule de renseignement financier de Curaçao.

Reconnaissance des transactions inhabituelles

La société identifie les transactions inhabituelles en comparant en permanence l'activité des joueurs au profil de risque établi du client. Une transaction inhabituelle est définie comme toute transaction ou série de transactions qui ne correspond pas au comportement, à l'activité ou à la source de fonds connus du joueur.

Cela comprend :

  • Les transactions qui n'ont aucun objectif Ă©conomique ou lĂ©gal apparent ;
  • Les Ă©carts soudains par rapport aux habitudes de dĂ©penses ou de jeu historiques ;
  • L'utilisation de fonds ou de mĂ©thodes de paiement incompatibles avec le profil dĂ©clarĂ© du joueur.

Les indicateurs objectifs et subjectifs des transactions inhabituelles, tels que définis dans le décret ministériel et le NORUT, sont intégrés dans les systèmes de détection et les programmes de formation du personnel de la société.

Types de transactions inhabituelles identifiées

La société considère les éléments suivants comme inhabituels et soumis à déclaration :

1. Les transactions liées à des soupçons de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme ;

2. Les transactions effectuées par ou pour le compte de personnes ou d'entités figurant sur la liste de l'ordonnance nationale sur les sanctions (N.G. 2014 n° 55) ;

3. Les transactions d'un montant supérieur ou égal à 5 000 NAf (ou l'équivalent), quel que soit le mode ou le moyen de paiement (par exemple, espèces, jetons, portefeuilles électroniques) ;

4. Les virements sans espèces, les dépôts, les ventes de jetons ou les retraits d'espèces d'un montant supérieur ou égal à 5 000 NAf ;

5. Les transactions liĂ©es qui, ensemble, atteignent le seuil de 5 000 NAf au cours d'une mĂªme journĂ©e de jeu ;

6. Transactions sans justification légale apparente ou qui dépassent de manière significative l'activité normale.

Documentation interne et examen de conformité

Toutes les transactions inhabituelles identifiĂ©es sont signalĂ©es en interne au responsable de la conformitĂ© Ă  l'aide du format approuvĂ©. Les pièces justificatives (par exemple, les documents d'identitĂ©, les confirmations de paiement, la correspondance) sont jointes au rapport. Les transactions enregistrĂ©es en interne qui ne sont pas signalĂ©es Ă  la CRF sont tout de mĂªme documentĂ©es avec une justification claire et approuvĂ©es par le responsable de la conformitĂ© ou la direction.

Le responsable de la conformité tient un registre sécurisé et vérifiable de tous les cas signalés et non signalés.

Processus de signalement externe à la CRF de Curaçao

La société est enregistrée auprès de la CRF de Curaçao et signale les transactions inhabituelles via le portail en ligne goAML. Le responsable de la conformité soumet le rapport, en anglais, accompagné des pièces justificatives. Le signalement est effectué sans délai après l'identification de la transaction inhabituelle ou de la transaction prévue.

Tous les rapports sont soumis conformément à l'article 11 du NORUT et aux réglementations pertinentes de la CRF en matière de signalement.

Interdiction de divulgation

Il est strictement interdit Ă  la sociĂ©tĂ©, Ă  sa direction et Ă  l'ensemble de son personnel d'informer le client ou tout tiers du signalement d'une transaction Ă  la CRF. Aucune information concernant l'existence, le statut ou le contenu d'un rapport n'est divulguĂ©e, car cela pourrait compromettre les enquĂªtes rĂ©glementaires ou crĂ©er des risques de divulgation d'informations confidentielles.

Dans les cas à haut risque, plutôt que de bloquer un compte ou de mettre fin prématurément à la relation, la société privilégie une surveillance accrue et, si nécessaire, continue à déposer des rapports.

9. PROGRAMME DE CONFORMITÉ EN MATIĂˆRE DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT D'ARGENT

La société dispose d'un programme complet de conformité en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, conçu pour atténuer les risques de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme et de financement de la prolifération.

Ce programme établit des normes minimales et des contrôles internes qui garantissent la conformité dans toutes les unités commerciales, juridictions et canaux de distribution. Il est régulièrement révisé afin de rester adapté aux risques émergents, aux nouvelles évolutions réglementaires et aux conclusions des audits internes. Le programme LBC est approuvé par la direction générale et s'applique à l'ensemble de l'organisation, y compris à toutes les succursales ou sociétés du groupe impliquées dans l'intégration ou le traitement des transactions.

Éléments essentiels du programme de conformité LBC

Le programme LBC comprend les éléments intégrés suivants :

1. Politiques, Procédures et Contrôles internes

La sociĂ©tĂ© met en Å“uvre des politiques et des procĂ©dures opĂ©rationnelles Ă©crites en matière de LBC/FT, qui dĂ©finissent son approche en matière de diligence raisonnable Ă  l'Ă©gard de la clientèle, de dĂ©claration des transactions inhabituelles, de tenue des registres, de conformitĂ© aux sanctions et de conduite des employĂ©s. Ces politiques sont approuvĂ©es par la direction gĂ©nĂ©rale et communiquent clairement la position de tolĂ©rance zĂ©ro de la sociĂ©tĂ© en matière de criminalitĂ© financière.

2. Nomination d'un responsable de la conformité désigné

Un responsable de la conformitĂ© de haut niveau, agissant indĂ©pendamment des opĂ©rations, supervise le programme LBC. Le responsable est chargĂ© de la conception et de la mise en Å“uvre du programme, de la formation du personnel, des enquĂªtes internes, de l'examen des transactions signalĂ©es et de la communication des informations Ă  la CRF via goAML. Le responsable a un accès illimitĂ© aux dossiers DRC et est assistĂ© par une Ă©quipe chargĂ©e de la conformitĂ©.

3. Sélection et formation des employés

La société sélectionne tous les employés concernés en fonction des risques d'intégrité et dispense une formation obligatoire en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, adaptée aux fonctions des employés. Les nouveaux employés sont formés aux principes de base de la lutte contre le blanchiment d'argent et aux obligations de déclaration, tandis que les fonctions clés (négociants, caissiers, superviseurs, équipes de conformité et d'audit, direction) reçoivent une formation spécifique à leur rôle. Les dossiers de formation sont conservés et des sessions de remise à niveau sont organisées à intervalles réguliers.

4. Fonction d'audit indépendante

Le programme LBC est audité chaque année par une équipe d'audit interne indépendante ou un cabinet externe qui n'est pas impliqué dans les opérations quotidiennes de conformité. L'audit comprend l'examen des manuels, des tests de transactions, des entretiens avec le personnel et l'évaluation de la capacité de détection. Les conclusions de l'audit sont transmises à la direction générale, accompagnées de recommandations et d'un calendrier de suivi.

Gestion continue basée sur les risques

Le programme LBC s'articule autour de l'évaluation des risques commerciaux et de l'évaluation des risques clients de la société. Des mesures d'évaluation et d'atténuation des risques sont appliquées lors de l'intégration des clients, pendant les transactions et dans le cadre d'une surveillance continue. Les domaines à haut risque font l'objet d'une surveillance accrue et le programme s'adapte aux nouvelles menaces telles que les produits émergents, les méthodes de paiement anonymes et l'intégration à distance.

10. CONFORMITÉ ET CONSÉQUENCES DE LA NON-CONFORMITÉ

La société veille au respect total de ses politiques et procédures en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération, qui constituent un élément essentiel de ses obligations réglementaires et de son intégrité opérationnelle. Le respect de cette politique est obligatoire pour tous les employés, dirigeants, agents, sous-traitants et toute autre partie agissant au nom de la société.

Le respect de cette politique LBC garantit que la société :

  • Maintient sa bonne rĂ©putation en vertu des lois applicables de Curaçao ;
  • Respecte les conditions d'octroi de licence Ă©tablies par la Commission de contrĂ´le des jeux de Curaçao ;
  • Maintient sa rĂ©putation d'opĂ©rateur de jeux responsable et respectueux des lois ;
  • AttĂ©nue l'exposition aux risques financiers, rĂ©glementaires et pĂ©naux.

Obligations du Personnel et de la Direction

Tout le personnel est tenu de :

  • Comprendre et respecter les politiques et procĂ©dures internes en matière de LBC/FT ;
  • Suivre la formation obligatoire en matière de lutte contre le blanchiment d'argent correspondant Ă  leur fonction ;
  • Signaler rapidement toute activitĂ© suspecte ou inhabituelle au responsable de la conformitĂ© ;
  • CoopĂ©rer pleinement aux examens internes, aux audits ou aux enquĂªtes rĂ©glementaires externes ;
  • PrĂ©server la confidentialitĂ© de toute enquĂªte ou rapport soumis Ă  la CRF.

La direction est chargĂ©e d'instaurer une culture de conformitĂ©, d'allouer des ressources suffisantes Ă  la fonction LBC et de montrer l'exemple dans la mise en Å“uvre de contrĂ´les basĂ©s sur les risques.

Conséquences en cas de non-conformité

Toute violation de la présente politique LBC, qu'elle soit due à une négligence, à une faute intentionnelle ou à une omission, peut entraîner de graves conséquences tant pour la personne concernée que pour la société. Ces conséquences comprennent, sans s'y limiter :

  • Mesures disciplinaires internes

Les employés reconnus coupables d'avoir enfreint les exigences LBC peuvent faire l'objet de mesures disciplinaires pouvant aller jusqu'au licenciement. Les sous-traitants ou agents peuvent voir leur contrat suspendu ou résilié.

  • Sanctions rĂ©glementaires

La non-conformité peut entraîner des mesures coercitives de la part du GCB, notamment des sanctions administratives, la suspension ou la révocation de la licence, des conditions de surveillance spéciales et une réprimande publique.

  • ResponsabilitĂ© Civile et PĂ©nale

Les personnes ou la société peuvent faire l'objet de poursuites pénales, d'amendes civiles et d'emprisonnement pour avoir facilité sciemment ou par négligence le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme ou pour ne pas avoir signalé des transactions inhabituelles comme l'exige la loi.

  • Atteinte Ă  la rĂ©putation et risque commercial

Les manquements aux obligations en matière de lutte contre le blanchiment d'argent peuvent entraîner une perte de confiance des clients, des restrictions bancaires et de traitement des paiements, l'impossibilité de se développer sur de nouveaux marchés et un préjudice à long terme pour la position commerciale et la valeur de la marque de la société.

Surveillance et application

La société veille au respect de la conformité par le biais :

  • d'une surveillance interne continue et d'audits ;
  • d'examens pĂ©riodiques du respect par les employĂ©s de leurs responsabilitĂ©s en matière de lutte contre le blanchiment d'argent ;
  • d'une analyse des causes profondes de toute dĂ©faillance dĂ©tectĂ©e ;
  • de mesures correctives rapides et de rapports Ă  la direction.

Il est rappelé à tous les membres du personnel que la pleine coopération avec les procédures de LBC/FT est une condition d'emploi ou d'engagement, et que le non-respect de cette obligation est considéré comme un manquement grave à leurs obligations.